Khally Diallo, député mauritanien
La télévision nationale de Mauritanie est-elle à la hauteur de sa mission de reflet de la diversité culturelle du pays ? Dans une déclaration publiée sur Facebook, Khally Mamadou Diallo, figure de l’opposition, a pointé du doigt le manque de représentativité des communautés Peules, Soninkés, Wolofs et autres dans les programmes de cet outil public.
Selon lui, ces cultures et leurs langues sont reléguées à la marge, avec des créneaux tardifs et peu de visibilité. Pendant ce temps, une part disproportionnée de l’antenne est consacrée à des contenus qui ne représentent pas l’ensemble des aspirations et réalités des Mauritaniens. Cette situation pousse une partie de la population à se tourner vers des chaînes étrangères, notamment sénégalaises et marocaines, pour trouver des programmes plus en phase avec leur identité culturelle.
Une menace pour l’unité nationale ?
Khally Mamadou Diallo va plus loin en dénonçant un déséquilibre qu’il qualifie d’injustice envers une grande partie de la population et qui, selon lui, pourrait fragiliser la cohésion sociale. Il appelle les autorités à engager une réforme profonde des programmes de la télévision nationale pour qu’elle valorise équitablement toutes les communautés et renforce ainsi l’unité nationale.
“Notre diversité est une force”
Pour l’opposant, la diversité culturelle de la Mauritanie doit être perçue comme un levier de rapprochement et de stabilité, et non comme une faiblesse. Il exhorte les décideurs à protéger et à promouvoir cette richesse, à commencer par les médias publics, afin que toutes les communautés se sentent incluses et reconnues.
Un appel fort qui relance le débat sur la mission des médias publics dans un pays riche de sa diversité, mais encore en quête d’une représentativité équitable.
La Rédaction