Selon nos confrères de l'Agence Presse Africaine, face aux mesures de contrainte prises par la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao), à l'encontre du Mali le 9 janvier dernier, le Mali porte un regard salvateur sur la Russie pour relancer son économie.
À ce titre, le chef de la diplomatie malienne, Abdoulaye Diop, a effectué une visite en Russie. Une visite au cours de laquelle il a affiché la volonté du Mali à Sergueï Lavrov, ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie.
« Notre délégation a eu des rencontres avec des structures publiques et des compagnies privées russes concernées. Mais nous avons besoin de l'appui de l'État russe pour faire accélérer les accords en vue », a déclaré Abdoulaye Diop aux dirigeants russes, peut-on lire des propos rapportés par le quotidien public malien, L'Essor.
Le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, présente les « demandes pressantes » du Mali. Ainsi, il a évoqué «l'approvisionnement correct et durable du Mali en biens de consommation comme les hydrocarbures, le blé, le ciment et les engrais», nous informe la même source plus haut avant d'en ajouter que «Bamako demande également l'expertise et la technologie de Moscou pour relancer son Régie de chemin de fer».
« Les dossiers seront examinés avec diligence » et que la Russie fera « connaître sa réponse favorable », est la promesse faite par Sergueï Lavrov à Abdoulaye Diop après avoir pris connaissance des doléances. Il estime que le pourcentage des échanges entre le Mali et la Russie ces dernières années est de 20%, mais « le montant reste modeste » tout en saluant « les contacts en cours » entre les autorités maliennes et « les entités russes ».