Le marché mondial du blé essuie une nouvelle déconvenue après la chute des approvisionnements en provenance de l'Ukraine et de la Russie, deux pays qui génèrent le quart des exportations mondiales de cette spéculation. En effet, l'Inde, grand producteur de blé présenté comme une alternative à ces deux Etats vient de jeter un pavé dans la marre. Confronté à une grave sécheresse qui réduit les projections sur ses prochaines récoltes, New Delhi annonce la suspension de ses exportations, préférant donner la priorité au renforcement de ses propres réserves.
Il faut souligner que l'Inde, deuxième producteur mondial de blé après la Chine, utilisait jusque-là sa récolte pour nourrir quasi-exclusivement ses 1,3 milliard d'habitants, de sorte que bien que représentant 14% de la production mondiale, le pays ne pèse que 1% des exportations. Et à la faveur du la crise entre l'Ukraine et la Russie, le président Narenda Modi avait fait part de son ambition d'accroître significativement les exportations indiennes, une perspective aujourd'hui remise en cause.
Cette annonce va certainement à nouveau renchérir les cours du blé qui avaient déjà augmenté de plus de 40% depuis le mois de février. Une situation qui va peser particulièrement sur les pays en développement où les gouvernements sont contraints de subventionner le blé, le pain étant devenu un aliment de consommation courante.
Source : SIKA Finance