Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a réitéré son appel à la création d’une « force arabe commune », inspirée du modèle de l’OTAN, visant à assurer la défense collective des États membres de la Ligue arabe en cas d’agression.
Cette proposition, déjà évoquée en 2015, prend un tour concret à l’approche du sommet arabo-islamique extraordinaire prévu à Doha les 14 et 15 septembre 2025. L’initiative a été relancée après la récente attaque israélienne ciblant des responsables du Hamas à Doha, soulignant la nécessité d’une réponse sécuritaire unifiée face aux menaces régionales.
Selon des experts militaires égyptiens, la force proposée serait dirigée par le chef d’état-major égyptien ou un général égyptien de haut rang, assisté d’un adjoint saoudien. Un conseil de commandement composé des pays participants serait formé pour superviser les opérations. En cas d’agression contre l’un des États membres, la force serait déployée pour assurer la défense collective. L’Égypte, en raison de ses capacités militaires, contribuerait à hauteur d’au moins 20 000 soldats, soit une division complète, un engagement supérieur à celui de tout autre pays arabe.
La proposition a suscité des réactions variées au sein du monde arabe. Certains États expriment un intérêt pour une telle initiative, tandis que d’autres restent prudents, soulevant des questions sur la souveraineté nationale et la coordination interétatique. Le sommet de Doha pourrait être un moment clé pour avancer sur ce dossier, avec des discussions prévues pour clarifier les intentions et les engagements des différents États membres.
Le sommet arabo-islamique de Doha sera un test décisif pour l’avenir de cette initiative. Les discussions lors de cette rencontre permettront de déterminer si la proposition de créer une force arabe commune prend forme concrètement ou si elle reste une idée parmi d’autres.