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Société

Mauritanie – Vers une issue apaisée dans l’affaire Warda Souleymane

La détention préventive de la journaliste et militante Warda Ahmed Souleymane depuis le 1er avril 2025 suscite une vague de réactions dans l’opinion publique mauritanienne. Parmi elles, celle de Béchir Fall, juriste et expert international en stratégies sociales et management RH, qui a exprimé sur sa page Facebook son incompréhension face à cette mesure, jugée excessive pour une affaire d’injure.

« Dans les pays avancés sur le plan démocratique, ce type d’infraction est généralement sanctionné par des amendes et non par l’emprisonnement », a-t-il rappelé, dénonçant une justice à deux vitesses, alors que des individus accusés de détournements massifs bénéficient de simples contrôles judiciaires. Il plaide pour des alternatives à l’incarcération, telles que le port de bracelet électronique, surtout lorsqu’il s’agit d’une femme sans dangerosité et mère de famille.

Parallèlement, une médiation conduite par le Dr Taleb Ould Sid’Ahmed, Directeur général du Port de la Baie du Repos, a permis une avancée notable dans le dossier. Selon des sources concordantes, la plainte déposée par l’homme d’affaires Khattri Ould Die contre Warda devrait être retirée ce mardi 8 avril. Grâce à son rôle de médiateur, reconnu pour son sens du dialogue, Dr Ould Sid’Ahmed aurait su rapprocher les parties et favoriser une sortie de crise.

L’affaire pourrait donc connaître une issue pacifique dans les prochaines heures, évitant une escalade inutile autour d’un différend qui divise.

De son côté, l’artiste engagé Omzo Minen Tey a apporté un témoignage fort après avoir rendu visite à Warda à la prison des femmes. « L’échange que j’ai eu avec la jeune journaliste Warda Ahmed Souleymane arbitrairement détenue est un grand signal. La relève est prête et le changement est proche », a-t-il écrit sur ses réseaux sociaux. Exigeant sa libération immédiate, il souligne que les propos de Warda relèvent de la liberté d’expression garantie par les lois nationales et les traités internationaux. Il décrit une scène marquante : « Elle nous a fait un salut d’au revoir avec un poignet serré de sa main droite, tandis que sa main gauche tenait un livre d’un grand révolutionnaire arabe. »

Pour rappel, ce lundi 7 avril, plusieurs militants et figures de la société civile se sont rassemblés devant le ministère de la Justice à Nouakchott pour réclamer la libération de Warda Ahmed Souleymane.

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