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Éducation

Mauritanie : la ministre de l’Éducation revendique les avancées de l’École républicaine

Quatre ans après son lancement, la réforme éducative est présentée comme un pilier de souveraineté nationale et de cohésion sociale

À l’occasion du programme « Redevabilité », la ministre mauritanienne de l’Éducation et de la Réforme du système d’enseignement, Mme Houda Mint Babah, a dressé un bilan détaillé des réalisations de son département tout en esquissant les perspectives, affirmant avec force le succès du projet d’École républicaine, considéré comme un tournant majeur pour le système éducatif national.

Intervenant lors d’une émission co-produite par l'Agence de presse mauritanienne, Radio Mauritanie et Al-Mauritania TV, la ministre a rappelé que « l’éducation est une priorité nationale majeure, car elle constitue le moteur fondamental du progrès des nations ».

Mme Houda Mint Babah a inscrit cette dynamique dans la vision du président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, soulignant que « la souveraineté éducative est tout aussi importante que la souveraineté territoriale ». Elle a précisé que cette orientation découle directement des programmes présidentiels « Mes engagements » et « Mon ambition pour la patrie ».

Dans cette logique, la ministre affirme que les résultats sont désormais tangibles : « Après quatre ans de lancement du projet d’École républicaine et cinq ans de réforme des programmes, on peut affirmer que la souveraineté éducative est acquise », a-t-elle déclaré.

Selon la ministre, le projet d’École républicaine repose sur plusieurs piliers structurants, notamment la centralité de l’enseignement fondamental public, l’intégration des langues nationales et la refonte des programmes scolaires.

Elle a rappelé que cette réforme a été engagée dans un contexte marqué par des inégalités profondes : « L’enseignement privé était destiné aux classes aisées, tandis que le public restait l’option des plus défavorisés, d’où la nécessité d’une restructuration complète. »

Pour appuyer son bilan, Mme Mint Babah a avancé plusieurs indicateurs clés : 29 % des établissements scolaires existants ont été construits depuis 2019, 47 % du personnel éducatif a été recruté sur la même période, et le nombre de manuels scolaires est passé de 50 000 à 2,4 millions, soit une multiplication par quarante.

Elle a également mis en avant la création de programmes unifiés, la réhabilitation des écoles de formation des enseignants et la mise en place d’un institut dédié aux langues nationales.

Reconnaissant un défi global en matière de formation, la ministre a insisté sur les réformes engagées : « La formation initiale et continue des enseignants est au cœur de notre action pour améliorer les performances du système éducatif. »

Parmi les mesures annoncées figurent la standardisation des programmes de formation, l’introduction de critères d’admission plus stricts et la mise en place d’un système de formation continue lié au parcours professionnel.

Sur le plan social, elle a détaillé plusieurs avancées, notamment 1 363 enseignants bénéficiaires du Fonds de logement, la revalorisation des indemnités avec une hausse de 150 % pour l’éloignement et l’extension de l’indemnité de scolarité de 9 à 12 mois.

Malgré ces avancées, la ministre a reconnu certaines difficultés, notamment la surpopulation scolaire, tout en assurant que des programmes sont en cours pour y remédier.

Elle a conclu en mettant en avant la portée sociétale de la réforme : « L’École républicaine permettra de former une génération unie, imprégnée des valeurs de patriotisme et affranchie de toute discrimination. »

Un objectif qui, selon elle, dépasse le cadre éducatif pour contribuer directement à la cohésion nationale et à la construction d’un modèle de société plus équitable.

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