Partie de Gambie, l’embarcation est tombée en panne au large de Nouakchott. Les garde-côtes mauritaniens ont mené une opération de sauvetage de huit heures pour mettre en sécurité l’ensemble des passagers.
La pression migratoire sur les côtes mauritaniennes ne faiblit pas. Quelques jours après l’interception de 578 migrants en l’espace de quatre jours, les garde-côtes mauritaniens ont secouru 110 autres personnes au large de Nouakchott, dans la nuit du lundi 1er au mardi 2 juin.
Selon un communiqué du ministère de la Pêche et des Infrastructures maritimes et portuaires, l’opération de sauvetage a été déclenchée à la suite d’un appel de détresse émis par une embarcation partie de Banjul, en Gambie, et qui s’est retrouvée en difficulté en pleine mer.
Les autorités indiquent que le moteur du bateau est tombé en panne à environ huit milles nautiques des côtes mauritaniennes, alors que les conditions météorologiques étaient particulièrement défavorables. Face au risque de naufrage, une unité de secours des garde-côtes basée à Nouakchott a été mobilisée pour porter assistance aux passagers.
L’intervention, entamée vers 1 heure du matin, s’est poursuivie jusqu’à 9 heures. Elle a permis de mettre en sécurité l’ensemble des occupants de l’embarcation sans qu’aucune perte humaine ne soit signalée.
Parmi les 110 migrants secourus figurent 80 ressortissants maliens, 12 Sénégalais, 10 Gambiens, 4 Mauritaniens, 3 Ivoiriens et 1 Nigérian. Les autorités précisent que toutes les personnes ont été prises en charge conformément aux procédures légales et aux normes humanitaires en vigueur.
Cette nouvelle opération intervient dans un contexte de forte activité des services de surveillance maritime mauritaniens. Entre le 28 et le 31 mai, les garde-côtes avaient déjà intercepté ou secouru 578 migrants dans plusieurs opérations distinctes menées le long du littoral mauritanien. Parmi eux figuraient notamment 371 Sénégalais, 175 Gambiens, ainsi que des ressortissants de plusieurs autres pays d’Afrique de l’Ouest.
La route atlantique vers les îles Canaries demeure l’une des principales voies empruntées par les candidats à l’émigration irrégulière en provenance d’Afrique de l’Ouest. Malgré les dangers liés aux longues traversées, aux conditions météorologiques et à la vétusté de certaines embarcations, de nombreux migrants continuent de tenter la traversée dans l’espoir de rejoindre l’Europe.
Face à cette situation, la Mauritanie renforce ses dispositifs de surveillance maritime tout en poursuivant ses missions de recherche et de sauvetage, devenues essentielles sur l’un des couloirs migratoires les plus actifs et les plus dangereux de la région.