Mohamed SY, tiktokeur mauritanien et figure des réseaux sociaux en Mauritanie.©️DR
Le tiktokeur mauritanien Mohamed SY, connu pour ses prises de position en faveur des libertés publiques et des droits humains, a été interpellé le samedi 5 juillet 2026 par les services de lutte contre la cybercriminalité. Son arrestation a suscité une réaction de l’Initiative de Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA), qui appelle à sa libération et dénonce une atteinte à la liberté d’expression.
Mohamed SY est une figure suivie sur TikTok, régulièrement actif sur les réseaux sociaux où il commente des questions sociales et institutionnelles. Il s’exprime notamment sur les inégalités sociales et ce qu’il considère comme la marginalisation de certaines communautés en Mauritanie, appelant à davantage de justice et d’équité.
Dans un communiqué transmis à TRUST Magazine, l’Initiative de Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA) condamne son interpellation, qu’elle qualifie d’« arrestation et maintien en cachot » liés à ses prises de position publiques.
Le mouvement estime que Mohamed SY aurait été ciblé en raison de ses publications sur les réseaux sociaux et de son soutien exprimé à l’IRA, notamment à travers des déclarations relatives à des allégations de mauvais traitements attribués aux forces de sécurité à l’encontre de militants.
L’IRA évoque ce qu’elle considère comme une multiplication de cas de poursuites visant des influenceurs et militants, qu’elle juge préoccupante pour l’espace des libertés publiques.
Dans son communiqué, le mouvement appelle à la libération immédiate et sans condition de Mohamed Sy, ainsi qu’à l’abandon de toute procédure judiciaire engagée contre lui.
L’IRA appelle également les organisations de défense des droits humains, les acteurs politiques, les médias et les partenaires internationaux de la Mauritanie à suivre la situation et à œuvrer pour le respect des droits fondamentaux.
Enfin, le mouvement met en garde contre ce qu’il considère comme une instrumentalisation de la justice et appelle au respect des principes de l’État de droit et des engagements internationaux du pays.