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Diplomatie / Coopération

CEDEAO : Ghazouani appelle à renforcer l’intégration régionale et la coopération en Afrique de l’Ouest

Le président mauritanien a plaidé, à Freetown, pour une coopération régionale fondée sur la solidarité, la sécurité et l’action collective, estimant que l’avenir de l’Afrique de l’Ouest passe par une intégration plus forte entre les États.

En marge de la 69ᵉ session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO, le président de la République, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, a appelé, dimanche 19 juillet à Freetown, à renforcer l’intégration régionale afin de bâtir « une Afrique intégrée, résiliente et prospère ».

S’exprimant lors du sommet consacré au thème « Le futur de l’intégration régionale en Afrique de l’Ouest », le chef de l’État a plaidé pour un renforcement de la coopération entre les pays de la région, estimant que les défis communs exigent une action collective fondée sur la solidarité, la confiance et la complémentarité.

Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani a estimé que le thème du sommet place les États ouest-africains « au cœur du débat sur notre devenir collectif au-delà des urgences conjoncturelles », appelant à réfléchir « avec lucidité et ambition » aux fondements de la coopération régionale de demain.

Le président mauritanien a rappelé que la CEDEAO occupe une place centrale dans l’histoire de l’intégration africaine, soulignant qu’elle porte depuis sa création l’ambition d’une Afrique de l’Ouest « plus unie, plus prospère et plus à même de répondre aux attentes de ses peuples ».

Il a également rappelé que la Mauritanie, bien qu’ayant quitté l’organisation au début des années 2000, a engagé un processus de rapprochement avec la CEDEAO ayant abouti à un accord d’association déjà ratifié, illustrant la volonté de Nouakchott de renforcer sa coopération avec l’espace ouest-africain.

Le chef de l’État a souligné que cette dynamique s’inscrit dans les objectifs de l’Agenda 2063 de l’Union africaine, notamment à travers la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), les projets d’infrastructures régionales et les initiatives en faveur de la résilience climatique.

Il a également mis en avant le rôle de plusieurs mécanismes régionaux, notamment l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS), l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Gambie (OMVG) et le Système d’échanges d’énergie électrique ouest-africain, qu’il considère comme des instruments essentiels pour renforcer les infrastructures, faciliter les échanges et consolider l’intégration régionale.

Sécurité et stabilité au cœur de l’intégration

Pour Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, l’intégration régionale ne peut être durable sans paix ni sécurité.

Il a estimé que son efficacité repose sur « la confiance, la complémentarité et la solidarité agissante » entre les États, tout en appelant à une mobilisation collective contre le terrorisme, la criminalité transfrontalière et les conflits qui fragilisent la région.

« Face aux crises sécuritaires et aux vulnérabilités économiques multiples, nous avons un besoin urgent de paix, de stabilité et d’espaces d’intégration », a déclaré le président de la République.

Il a également plaidé pour une meilleure coordination entre les initiatives régionales de sécurité, notamment le Processus de Nouakchott, l’Initiative d’Accra et le Système d’alerte précoce de la CEDEAO, dans le cadre d’une approche globale associant sécurité, développement, gouvernance et inclusion.

En conclusion, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani a réaffirmé l’engagement de la Mauritanie en faveur d’une Afrique « mieux intégrée, souveraine, stable et prospère », estimant que l’avenir de la région dépendra de la capacité des États à privilégier « le dialogue sur les divisions, la coopération sur les replis et l’action collective sur les réponses isolées », avant d’appeler à construire, dans le respect des diversités et des valeurs communes, « l’Afrique intégrée à laquelle aspirent nos peuples ».

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