Signées le 2 octobre 2026 à Nouakchott, deux conventions de subvention totalisant 800 millions de yens japonais, soit environ 203 millions d’ouguiyas (MRU), doivent soutenir les établissements de formation agricole, les projets générateurs de revenus et le stock stratégique national de céréales.
La Mauritanie et le Japon renforcent leur coopération dans les domaines de la formation agricole et de la sécurité alimentaire. Deux conventions de subvention ont été signées vendredi à Nouakchott par le ministre des Affaires économiques et du Développement, Abdallah Ould Souleymane Ould Cheikh Sidia, et l’ambassadeur du Japon en Mauritanie, Hiroyuki Uchida, pour un montant global de 800 millions de yens, équivalant à près de 203 millions MRU. La cérémonie s’est déroulée en présence de la commissaire à la Sécurité alimentaire, Fatimetou Mint Khattry, et de la représentante résidente de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), Junko Masuda.
Le premier financement, de 400 millions de yens, est destiné au programme de développement économique et social. Il permettra notamment d’acquérir des équipements, du matériel et des outils pédagogiques au profit de quatre établissements : l’École nationale de formation et de vulgarisation agricoles, l’École d’enseignement technique et de formation professionnelle, le Centre de formation des producteurs ruraux et l’École supérieure d’agriculture et de médecine vétérinaire. L’objectif est de renforcer les capacités de formation et d’encadrement des acteurs agricoles.
La seconde subvention, également de 400 millions de yens, est consacrée à l’aide alimentaire. Elle doit contribuer au financement de projets générateurs de revenus, à la reconstitution du stock stratégique national de céréales et à l’approvisionnement régulier du marché. Selon les autorités japonaises, le riz fourni dans le cadre de ce programme sera commercialisé sur le marché mauritanien, les recettes devant ensuite contribuer au financement de projets et de programmes de sécurité alimentaire, notamment au bénéfice des populations vulnérables.
À travers ces deux accords, les financements répondent à deux enjeux complémentaires : renforcer les compétences et les moyens des structures de formation agricole, tout en soutenant les mécanismes d’approvisionnement alimentaire et les initiatives génératrices de revenus. Les effets concrets de cet appui dépendront notamment de la mise en œuvre des programmes, de l’utilisation des équipements acquis et de l’affectation effective des recettes issues de la commercialisation du riz.
Cette coopération s’inscrit dans la durée entre Nouakchott et Tokyo, qui collaborent dans plusieurs secteurs, dont la pêche, la santé, l’éducation, l’environnement et la formation professionnelle. Pour la Mauritanie, l’enjeu sera de traduire ces financements en capacités de production renforcées et en bénéfices tangibles pour les acteurs agricoles et les ménages concernés.