Nouakchott et Bruxelles poursuivent les discussions techniques en vue d’actualiser le protocole de l’Accord de partenariat pour une pêche durable, avec pour objectif de concilier exploitation rationnelle des ressources, sécurité alimentaire et retombées économiques pour la Mauritanie.
Le cycle de négociations entre la Mauritanie et l’Union européenne consacré à l’actualisation du protocole de l’Accord de partenariat pour une pêche durable s’est achevé jeudi 26 février 2026 par la signature du procès-verbal de réunion par les chefs des deux délégations. Cette étape marque la poursuite d’un dialogue technique soutenu autour d’un secteur stratégique pour l’économie mauritanienne.
Le document a été signé, côté mauritanien, par le secrétaire général du ministère de la Pêche, des Infrastructures maritimes et portuaires, et, côté européen, par le chef de la délégation négociatrice de l’Union européenne. Les discussions ont porté sur l’actualisation des dispositions techniques du protocole afin de les adapter aux évolutions économiques et scientifiques du secteur halieutique.
Les deux parties ont échangé sur les mécanismes d’exploitation des ressources marines, le renforcement du suivi et du contrôle des activités de pêche, ainsi que sur l’amélioration des outils de gouvernance du partenariat. Plusieurs observations ont été formulées sur le document de travail servant de base aux négociations.
Les questions relatives aux possibilités de pêche et aux aspects financiers ont été renvoyées aux prochaines sessions, en raison de leur importance stratégique et de la nécessité d’approfondir les concertations techniques et institutionnelles. L’objectif affiché est de parvenir à un accord équilibré, garantissant les intérêts mutuels tout en assurant la durabilité des ressources halieutiques.
En Mauritanie, la pêche représente environ 10 % du PIB et constitue une source de revenus pour près de 300 000 personnes. Au-delà de son poids économique, le secteur joue un rôle central dans la sécurité alimentaire nationale, le poisson demeurant la principale source de protéines pour une large partie de la population.
L’Accord de partenariat pour une pêche durable repose sur un principe clé : l’exploitation exclusive des stocks excédentaires, définis sur la base d’évaluations scientifiques conjointes. Il prévoit également un appui financier européen significatif, destiné à soutenir le budget national, moderniser les infrastructures, appuyer la recherche scientifique et accompagner les communautés de pêcheurs.
La transparence et la lutte contre la pêche illicite figurent également parmi les piliers du partenariat, avec des engagements relatifs à la publication des contrats et au renforcement des mécanismes de contrôle.
À l’issue de la réunion, les deux délégations ont fixé aux 23 et 24 mars 2026 la prochaine session de négociations à Las Palmas, en Espagne, afin de poursuivre le processus visant au renouvellement du protocole et à la consolidation d’un partenariat stratégique fondé sur la durabilité, la gouvernance responsable et le développement local.