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Le Sénégal prévoit de mobiliser près de 400 milliards de francs CFA pour achever l’accès universel à l’électricité à l’horizon 2029. L’annonce intervient alors que Dakar veut accélérer l’électrification des territoires encore non desservis et renforcer les infrastructures énergétiques.
Le ministre sénégalais de l’Énergie et du Pétrole, El Hadji Abdourahmane Diouf, a annoncé jeudi 1er octobre, lors d’un petit-déjeuner de presse consacré aux réformes du secteur, un programme d’investissement de près de 400 milliards de FCFA pour atteindre l’accès universel à l’électricité en 2029. Selon le ministre, 86 % de la population sénégalaise dispose actuellement d’un accès à l’électricité.
Le programme vise notamment 6 471 localités qui restent à prendre en charge dans la phase d’achèvement. Le site officiel consacré à l’accès universel chiffre le besoin résiduel à 395,8 milliards de FCFA sur la période 2025-2029. Le dispositif prévoit une combinaison d’extension des réseaux électriques, de mini-réseaux solaires et de systèmes solaires domestiques, selon les caractéristiques des zones concernées.
« Notre ambition n’est pas uniquement de produire du pétrole et du gaz. Notre véritable ambition est de transformer nos ressources naturelles en énergie compétitive pour notre économie », a déclaré El Hadji Abdourahmane Diouf lors de sa rencontre avec la presse.
Le gouvernement prévoit parallèlement de renforcer les capacités de production de la Senelec, de moderniser les réseaux, de développer le stockage et d’accélérer le recours aux énergies renouvelables et au gaz naturel. Le ministre a également évoqué les difficultés récentes d’approvisionnement en combustibles et les tensions entre l’offre et la demande pour expliquer certaines perturbations du réseau électrique.
Le Sénégal doit organiser, le 6 octobre 2026 à Dakar, une table ronde avec ses partenaires afin de mobiliser les ressources nécessaires à l’achèvement du programme. Selon les autorités, 237 milliards de FCFA avaient été mobilisés lors de la table ronde de 2021, tandis que les besoins résiduels sont aujourd’hui estimés à 395,8 milliards de FCFA.