Aboubacar Sidiki « Toumba » Diakité
Une opération de sécurité menée à la Maison centrale de Conakry a conduit au transfèrement d’Aboubacar Sidiki « Toumba » Diakité vers la prison de Coyah. Une décision assumée par le Parquet général, mais vivement contestée par la défense de l’ancien aide de camp de Moussa Dadis Camara, condamné pour crimes contre l’humanité.
Le Parquet général près la Cour d’appel de Conakry a confirmé, le 10 février 2026, le transfert d’Aboubacar Sidiki Diakité, dit Toumba, de la Maison centrale de Conakry vers la prison de Coyah. Cette décision intervient à la suite d’une opération de fouille inopinée menée le 9 février au sein de l’établissement pénitentiaire.
Selon les autorités judiciaires, cette opération a permis la saisie de plusieurs objets prohibés, notamment des téléphones portables, des substances psychotropes et des armes blanches. Au cours de la fouille, Toumba Diakité aurait adopté un comportement jugé agressif, refusant de se soumettre au contrôle et proférant des menaces à l’encontre des agents de sécurité, provoquant des tensions parmi les détenus.
Estimant que cette situation constituait un risque pour la sécurité carcérale, l’administration pénitentiaire a décidé de son transfert vers Coyah afin de préserver l’ordre et la sécurité au sein des établissements pénitentiaires. Le Parquet général affirme que cette mesure est conforme à la loi et s’inscrit dans la lutte contre la criminalité en milieu carcéral.
Les avocats de Toumba Diakité contestent toutefois cette décision, qu’ils qualifient d’arbitraire et illégale, et réclament son retour à Conakry, dénonçant un manque de transparence dans la procédure.
Aboubacar Sidiki Toumba Diakité a été condamné le 31 juillet 2024 à dix ans de prison par le tribunal criminel de Dixinn pour crimes contre l’humanité, en lien avec le massacre du 28 septembre 2009 au stade de Conakry. Ancien aide de camp de Moussa Dadis Camara, il avait bénéficié d’une peine réduite en raison de sa coopération avec la justice.