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Sécurité et Conflits

Le capitaine Roger Gabriel, 1er Bataillon parachutiste de Niamey (BAT Para).©️DR

Mutinerie à Niamey : un capitaine nigérien met en cause des soutiens tchadiens

Le capitaine Roger Gabriel affirme avoir reçu des appels évoquant une intervention depuis le Tchad en soutien aux militaires qui auraient pris le contrôle de la base 101. Ces accusations, diffusées à la télévision nationale nigérienne, n’ont pas été corroborées indépendamment.

Le capitaine Roger Gabriel, du 1er Bataillon parachutiste de Niamey (BAT Para), est intervenu mardi soir sur la télévision nationale nigérienne (RTN) pour revenir sur la mutinerie survenue dans la capitale entre le 28 et le 29 août.

Selon son témoignage, l’officier aurait été contacté par plusieurs de ses collègues lui demandant de soutenir le mouvement. Pensant initialement à une attaque terroriste, il aurait transmis la demande à son supérieur, qui lui aurait indiqué qu’il s’agissait d’un affrontement entre des éléments du Bataillon spécial de reconnaissance du Commandement des opérations spéciales (BSR-COS) et la Garde présidentielle.

Le capitaine Roger Gabriel affirme également avoir reçu un appel d’un militaire tchadien. Celui-ci lui aurait indiqué qu’une intervention devait être lancée depuis le Tchad, sous la conduite des autorités tchadiennes et avec l’appui présumé de forces spéciales étrangères, afin de soutenir les éléments ayant pris le contrôle de la base 101 de Niamey.

L’officier a aussi évoqué des contacts qu’il attribue à des proches de l’ancien président nigérien Mohamed Bazoum. Selon lui, ces interlocuteurs auraient fait état d’une possible intervention de partenaires étrangers et d’un éventuel soutien de la CEDEAO.

Le capitaine affirme par ailleurs avoir reçu plusieurs appels provenant de France, de Dubaï et de Belgique, ainsi que des messages sur WhatsApp, dont l’un qu’il attribue au chef d’état-major de l’armée de l’air tchadienne et dans lequel une intervention du Tchad aurait été annoncée.

La mutinerie de fin août avait provoqué des affrontements autour de plusieurs sites stratégiques de Niamey, notamment la base 101 et les abords du palais présidentiel. Les autorités nigériennes ont depuis annoncé avoir repris le contrôle de la situation.

Les déclarations du capitaine Roger Gabriel constituent, à ce stade, un témoignage relayé par les autorités nigériennes. Aucun élément indépendant ne permet toutefois de confirmer les accusations visant le Tchad, la France, des proches de Mohamed Bazoum ou la CEDEAO. Aucune réaction officielle des autorités tchadiennes n’a, par ailleurs, été rendue publique concernant ces allégations.

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