Réunis à Nouakchott, le ministre de la Transformation Numérique et le Directeur général d’EllaLink ont confirmé que les travaux de la station d’atterrissement du câble sous-marin international à Nouadhibou ont atteint près de 50 % d’exécution. Une mise en service est visée pour le premier trimestre 2027.
La station d’atterrissement du câble sous-marin international EllaLink à Nouadhibou affiche un taux de réalisation de 46 %, selon les conclusions d’une réunion de travail présidée par le ministre de la Transformation Numérique et de la Modernisation de l’Administration, Ahmed Salem Bede.
La rencontre s’est tenue en présence d’une délégation de haut niveau d’EllaLink conduite par son Directeur général, Philippe Dumont. Les deux parties ont évalué l’état d’avancement des travaux et salué les progrès enregistrés.
Selon les données présentées, des avancées significatives ont été réalisées au niveau des travaux marins, notamment la pose du câble sous l’océan, la construction de la chambre de plage – point stratégique d’entrée sur le territoire – ainsi que l’édification de la station d’atterrissement. Les travaux terrestres reliant la chambre de plage à la station progressent également de manière soutenue.
À l’issue de la réunion, les deux parties ont convenu de redoubler d’efforts afin d’achever l’ensemble du chantier avant la fin de l’année 2026. L’objectif est clair : permettre à la Mauritanie d’exploiter le nouveau câble dès le premier trimestre 2027.
Inauguré en 2021, EllaLink est un câble sous-marin à fibre optique reliant directement l’Europe, via Sines au Portugal, à l’Afrique australe en passant par l’Afrique de l’Ouest. Doté d’une capacité de 72 térabits par seconde (Tbps), il ambitionne de renforcer considérablement la connectivité internet sur le continent.
Pour la Mauritanie, l’arrivée d’EllaLink constitue un levier stratégique. Elle permettra d’augmenter la bande passante nationale, de réduire la dépendance aux câbles existants et d’améliorer la résilience des infrastructures numériques. À terme, l’impact attendu concerne aussi bien les services publics numériques que l’éducation, la santé, les télécommunications et l’écosystème entrepreneurial.
Nouadhibou, capitale économique et port stratégique, pourrait ainsi se positionner comme un hub télécom régional, attirant potentiellement des investissements dans les data centers et les services numériques à forte valeur ajoutée.
Ce projet s’inscrit pleinement dans la stratégie nationale de transformation numérique engagée par le gouvernement, avec l’ambition de faire du digital un moteur de croissance, de modernisation administrative et d’attractivité économique.