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Société

Mauritanie : un militant de l’IRA grièvement blessé lors d’affrontements avec la police à Dar Naïm

Un militant de l’Initiative pour la Résurgence du Mouvement Abolitionniste (IRA-Mauritanie), identifié comme Néma, a été blessé à la tête lors d’affrontements avec la police devant le commissariat des mineurs de Dar Naïm, à Nouakchott, le vendredi 6 février 2026.

L’incident s’est produit lors d’une manifestation organisée pour connaître le statut réel d’une fillette, dont les images diffusées récemment par les militants ont été présentées par l’IRA comme un cas d’esclavage. Les militants s’étaient mobilisés devant le commissariat afin de s’informer sur l’état de santé de l’enfant, réclamant transparence et justice.

Le rassemblement a dégénéré, entraînant la blessure de Néma, qui a été transporté à l’hôpital. Son état est signalé comme stable, et il subit actuellement un scanner pour déterminer la gravité exacte de ses blessures, selon des sources médiatiques.

Le député et militant anti-esclavagiste, président de l’IRA, Biram Dah Abeid, a dénoncé cette répression dans un enregistrement audio, affirmant que les militants avaient été réprimés devant le commissariat et que l’un d’eux avait été gravement blessé, mettant en garde contre toute restriction de la liberté de manifestation.

L’Initiative pour la Résurgence du Mouvement Abolitionniste (IRA) est une organisation mauritanienne active dans la lutte contre l’esclavage et les violations des droits humains. Fondée en 2008 par Biram Dah Abeid, qui en assure toujours la présidence, l’IRA se distingue par ses mobilisations contre l’esclavage et ses séquelles, ainsi que par son engagement en faveur des droits fondamentaux. En 2013, Biram Dah Abeid, au nom de l’IRA, a été récompensé par le Prix des Nations Unies pour les droits de l’homme. Plusieurs autres distinctions internationales viennent également saluer son action et celle de l’organisation.

Les commissariats de Dar Naïm reviennent régulièrement dans les actualités, tristement célèbres pour les bavures signalées. En février 2023, Souvi Ould Cheine, militant des droits humains, est décédé dans l’un de ces commissariats suite à des allégations de torture et de mauvais traitements pendant sa détention.

Ces événements s’inscrivent dans un contexte historique de confrontations entre l’IRA et les forces de l’ordre à Nouakchott, où le mouvement organise régulièrement des actions pacifiques pour dénoncer des violations des droits humains et obtenir la remise en liberté de prisonniers d’opinion.
 

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