Dans le cadre de la 20ᵉ session de la Grande Commission mixte algéro‑mauritanienne, la Mauritanie et l’Algérie renforcent leur coopération dans le secteur de la pêche, avec un quota annuel de 31 000 tonnes autorisé pour les navires algériens dans les eaux mauritaniennes.
Lors de sa visite officielle à Alger les 6 et 7 avril 2026, le Premier ministre mauritanien, Mokhtar Ould Diay, a présidé avec son homologue algérien, Saïfi Ghrieb, la 20ᵉ session de la Grande Commission mixte algéro-mauritanienne de coopération. À cette occasion, un accord de coopération dans le domaine de la pêche, de l’économie maritime et de l’aquaculture a été signé entre les deux pays.
Cet accord autorise sept navires algériens à accéder aux eaux territoriales mauritaniennes pour exploiter un quota annuel de 31 120 tonnes, réparti entre poissons pélagiques, poissons de fond et crevettes, selon des normes techniques et réglementaires strictes. Il prévoit également le débarquement des captures dans les ports mauritaniens, le respect des lois nationales et l’emploi d’un pourcentage significatif de marins mauritaniens à bord des navires.
Selon le ministre algérien de l’Agriculture et de la Pêche maritime, Yacine El Mahdi Oualid, cet accord permet à la flotte algérienne « d’accéder aux zones de pêche mauritaniennes dans un cadre organisé, tout en bénéficiant de licences de pêche et de leur exploitation ».
Le programme inclut une période expérimentale d’un an, renouvelable, avec une réduction de 50 % des redevances d’accès, et prévoit le renforcement de la coopération scientifique et technique ainsi que la lutte conjointe contre la pêche illégale.
En marge de cet accord, plus de 29 conventions bilatérales ont été signées entre les deux pays, couvrant divers secteurs stratégiques, témoignant de la volonté commune de consolider un partenariat durable et stratégique entre la Mauritanie et l’Algérie.
Cet accord marque un nouveau jalon dans les relations fraternelles entre Nouakchott et Alger et traduit leur engagement partagé à développer le secteur maritime, moteur essentiel pour la sécurité alimentaire et l’économie des deux nations.