Le ministre de l’Énergie et du Pétrole, Mohamed Ould Khaled, a ouvert mardi 7 juillet à Nouakchott les travaux du Forum africain de l’électricité et des énergies renouvelables. Une rencontre qui réunit décideurs, experts et investisseurs autour des enjeux de souveraineté énergétique et de développement des infrastructures électriques en Afrique.
Organisé par la Fédération mauritanienne de l’électricité et de l’électromécanique (FEMEELEC) et la Fédération marocaine de l’électricité, de l’électronique et des énergies renouvelables (FENELEC), sous l’égide de la Confédération africaine de l’électricité (CAFELEC), le forum met l’accent sur le rôle du secteur privé dans la transformation énergétique du continent.
Lors de l’ouverture, le ministre Mohamed Ould Khaled a souligné que l’organisation de cet événement s’inscrit dans la vision du président Mohamed Ould Cheikh Ghazouani visant à « impliquer le secteur privé dans la conduite du développement ».
Il a rappelé les efforts engagés par le gouvernement mauritanien pour élargir l’accès à l’électricité et accélérer le développement des énergies renouvelables à travers des programmes structurants destinés à attirer davantage de partenariats et d’investissements.
La Mauritanie mise sur ses ressources énergétiques
Le ministre a également insisté sur le potentiel du pays dans les domaines du solaire, de l’éolien, du gaz naturel et de l’hydrogène vert. Il a appelé à une meilleure exploitation de ces ressources afin de renforcer la position de la Mauritanie dans le paysage énergétique africain.
Il a par ailleurs salué le partenariat énergétique entre la Mauritanie et le Maroc, ainsi que les projets de production d’électricité développés selon le modèle du producteur indépendant d’électricité (IPP).
Évoquant les initiatives continentales telles que « Desert to Power » et « Mission 300 », qui ambitionne de permettre l’accès à l’électricité à 300 millions d’Africains, Mohamed Ould Khaled a plaidé pour une mobilisation accrue autour des solutions énergétiques durables.
Nouakchott et Rabat renforcent leur coopération
Prenant la parole, l’ambassadeur du Maroc en Mauritanie, Hamid Chabar, a mis en avant les opportunités offertes par les deux pays dans le secteur énergétique.
« La Mauritanie et le Maroc disposent d’importantes potentialités dans le domaine de l’énergie », a-t-il déclaré, estimant que les deux pays « disposent des atouts nécessaires pour devenir des pôles de l’énergie renouvelable ».
Le président de la Confédération mauritanienne de l’énergie et de l’électricité, Hattar Kowar, a pour sa part salué les accords conclus par la Mauritanie pour la réalisation de centrales électriques sous le modèle IPP, qu’il considère comme « une réforme profonde du secteur ».
Des projets structurants au cœur des échanges
Le forum a été marqué par la signature d’un accord de partenariat stratégique entre la FEMEELEC et la FENELEC destiné à renforcer la coopération industrielle entre les deux pays.
Les participants ont également échangé sur plusieurs projets majeurs, notamment le « Pacte énergétique mauritanien », le projet d’interconnexion électrique Mauritanie-Mali (PIEMM) en 225 kV, ainsi que l’expérience marocaine en matière d’électrification rurale.
Une délégation marocaine composée de 26 entreprises privées participe aux rencontres d’affaires organisées en marge du forum, avec l’objectif d’identifier des opportunités d’investissement, de développer les infrastructures et de favoriser la création d’emplois, notamment dans les zones rurales.
Réunissant des représentants de 12 pays africains, le Forum africain de l’électricité et des énergies renouvelables ambitionne de renforcer la coopération continentale et de positionner le secteur privé comme un partenaire stratégique dans la construction d’une Afrique plus autonome et résiliente sur le plan énergétique.