La Première Dame Mariem Mohamed Fadel Dah a lancé mardi à Aleg la troisième phase du Projet d’autonomisation des femmes et du dividende démographique au Sahel (SWEDD+), avec un accent sur l’éducation, la santé et l’entrepreneuriat féminin.
La Première Dame, Dr Mariem Mohamed Fadel Dah, a présidé mardi 28 juillet à Aleg, dans la région du Brakna, le lancement officiel de la troisième phase du Projet d’autonomisation des femmes et du dividende démographique au Sahel (SWEDD+).
Dans son discours, elle a salué les progrès enregistrés lors des deux premières phases du projet, notamment l’amélioration de l’accès des filles à l’éducation, leur maintien dans le système scolaire et leur participation à la formation professionnelle.
« Les efforts déployés dans le cadre du projet SWEDD ne sont qu’une partie de la volonté nationale visant à renforcer l’autonomisation des femmes », a déclaré la Première Dame.
Elle a toutefois souligné que plusieurs défis restent à relever, citant notamment les faibles taux de réussite des filles aux examens nationaux et les difficultés d’accès des femmes au financement et à l’emploi.
« Ces données ne sont pas seulement des statistiques. Elles représentent des parcours scolaires interrompus, des opportunités d’emploi manquées et des projets d’entrepreneuriat qui ne voient pas le jour », a-t-elle affirmé.
La nouvelle phase du projet ciblera six régions : Brakna, Gorgol, Guidimagha, Assaba, Hodh Charghi et Hodh El Gharbi. Elle prévoit notamment l’octroi de 21 000 bourses scolaires, la distribution de fournitures, des cours de soutien et des formations professionnelles pour les filles sorties du système éducatif.
Le programme prévoit également de renforcer les services de santé reproductive avec la prise en charge de 48 000 femmes, à travers notamment des cliniques mobiles, ainsi que le financement de 330 structures professionnelles féminines devant contribuer à créer 3 300 emplois directs.
Appelant à une mobilisation collective, Dr Mariem Mohamed Fadel Dah a insisté sur le rôle des autorités, des religieux, des médias, des leaders d’opinion et de la société civile dans la promotion des droits des femmes.
« L’autonomisation des femmes est le fondement d’une société stable, cohésive et prospère », a-t-elle déclaré, appelant à investir davantage dans leur éducation, leur santé et leur intégration économique et sociale.
Le projet SWEDD+, soutenu par les partenaires au développement, vise à accélérer les progrès en matière d’égalité des chances, de développement humain et de participation des femmes à la croissance nationale.