Siège du ministère mauritanien des Finances. ©️DR
Selon un classement publié par Business Insider Africa, la Mauritanie figure au deuxième rang des pays africains susceptibles d’afficher un excédent budgétaire en 2026. Une projection portée par les performances attendues du secteur gazier, l’amélioration des recettes publiques et les réformes engagées dans la gestion des finances de l’État.
La Mauritanie occupe la deuxième place du classement des pays africains susceptibles d’enregistrer un excédent budgétaire en 2026, selon une analyse relayée par Business Insider Africa. Le Zimbabwe arrive en tête de ce classement, tandis que le Tchad complète le podium. D’autres pays tels que São Tomé-et-Principe, la Somalie, le Cap-Vert, la Gambie, le Cameroun, le Liberia et les Seychelles figurent également parmi les économies concernées.
Cette perspective favorable repose principalement sur le démarrage de la production et des exportations de gaz, qui contribue à renforcer les recettes d’exportation et les revenus de l’État. Les nouvelles ressources générées par le secteur extractif participent également à la réduction du déficit extérieur et au renforcement des réserves de change du pays.
Les indicateurs budgétaires traduisent une amélioration progressive des finances publiques. Le déficit budgétaire est ainsi estimé à 0,3 % du produit intérieur brut (PIB) en 2025, grâce notamment à l’augmentation des recettes issues des industries extractives. Les projections économiques indiquent par ailleurs une amélioration continue du solde budgétaire hors pétrole et hors dons, qui devrait passer de -6,4 % du PIB en 2023 à -1,8 % en 2026.
Cette dynamique est également soutenue par les réformes mises en œuvre par les autorités mauritaniennes afin de renforcer la mobilisation des ressources internes et d’améliorer l’efficacité de la gestion publique. Parmi les mesures engagées figurent la modernisation de l’administration fiscale, l’introduction de nouvelles sources de revenus, notamment à travers la taxe carbone, ainsi que le renforcement des investissements publics.
Les allocations budgétaires destinées à l’investissement devraient ainsi progresser de 53,57 milliards d’ouguiyas en 2025 à 62,10 milliards d’ouguiyas en 2026, traduisant la volonté des pouvoirs publics de soutenir la croissance et le développement économique.
Selon les projections citées par Business Insider Africa, la Mauritanie bénéficie aujourd’hui d’un contexte économique favorable, porté par l’essor du secteur gazier et les efforts de consolidation budgétaire, qui pourraient permettre au pays de rejoindre le cercle restreint des économies africaines affichant un excédent budgétaire à l’horizon 2026.