Face à la crise des carburants qui frappe l’Afrique, la présidente tanzanienne Samia Suluhu Hassan a annoncé mercredi 8 avril une réduction drastique des cortèges présidentiels. Désormais, les déplacements officiels se feront en un seul bus pour la délégation, accompagné uniquement de l’escorte, de la police et d’un véhicule de secours, au lieu des traditionnels 4x4 de luxe et de plus de 30 véhicules qui composaient auparavant le convoi.
Cette décision intervient après une hausse de 33 % du prix de l’essence depuis le 1ᵉʳ avril, le litre passant de 2 864 à 3 820 shillings tanzaniens, conséquence directe des perturbations dans le détroit d’Ormuz liées au conflit au Moyen-Orient.
« À partir d’aujourd’hui, où que j’aille, tous les responsables voyageront ensemble dans un seul bus », a déclaré Samia Suluhu Hassan lors d’une cérémonie officielle, exhortant les autres institutions du pays à suivre cet exemple pour économiser le carburant.
Malgré des réserves de carburant suffisantes pour trois mois, la présidente tanzanienne souhaite que chaque entité contribue à la réduction de la consommation. Les cortèges présidentiels, réputés parmi les plus imposants du continent, symbolisaient auparavant le faste et la puissance de l’État, avec des convois pouvant atteindre 30 véhicules.
Cette mesure reflète également une tendance continentale : plusieurs pays africains ont adopté des mesures d’austérité face à la crise énergétique actuelle, exacerbée par la pénurie de carburants et les fluctuations du marché mondial.