Face aux tensions économiques mondiales et à la hausse persistante des coûts de l’énergie, les autorités mauritaniennes annoncent un important dispositif de soutien social et économique. Le gouvernement prévoit notamment de porter les subventions à l’énergie à 130 milliards d’ouguiyas d’ici la fin de l’année, tout en renforçant les aides destinées aux ménages, aux fonctionnaires et aux retraités.
Le président de la République, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, a reçu jeudi au Palais présidentiel de Nouakchott les représentants des organisations syndicales les plus représentatives du pays. Cette rencontre a permis d’aborder les principales évolutions de la situation nationale, régionale et internationale ainsi que les efforts déployés par l’État pour préserver la stabilité économique et sociale.
Au cours des échanges, le chef de l’État a souligné que le gouvernement poursuit une approche visant à concilier la protection du pouvoir d’achat des populations et le maintien des équilibres macroéconomiques. Dans ce cadre, il a révélé que l’État a déjà consacré 40,6 milliards d’ouguiyas au soutien des prix de l’énergie.
Selon les projections gouvernementales, cet effort financier pourrait atteindre 130 milliards d’ouguiyas avant la fin de l’année 2026, illustrant l’ampleur des ressources mobilisées pour limiter l’impact de la hausse des coûts énergétiques sur les ménages et les activités économiques.
Le Président de la République a également rappelé les mesures exceptionnelles mises en œuvre en faveur des citoyens. Plus de 42 500 fonctionnaires civils et militaires ainsi que 27 600 retraités ont bénéficié d’un appui spécifique. Par ailleurs, 124 000 familles inscrites au registre social ont reçu des aides complémentaires, tandis que le salaire minimum a été relevé de 45 000 à 50 000 ouguiyas.
Dans le prolongement de ces actions, une nouvelle phase de soutien social sera prochainement déployée. Elle prévoit la distribution de paniers alimentaires à 155 000 familles et la mise en œuvre de transferts monétaires au profit de 352 000 familles sur l’ensemble du territoire national.
Au total, les autorités estiment que l’effort financier global engagé par l’État pourrait dépasser 148 milliards d’ouguiyas au cours de l’année en cours. Une enveloppe qui traduit la volonté du gouvernement de renforcer la protection sociale tout en préservant la cohésion nationale dans un contexte économique international marqué par de nombreuses incertitudes.
Le chef de l’État a enfin réaffirmé son engagement à poursuivre le dialogue avec les partenaires sociaux et à consolider les réformes destinées à améliorer les conditions de vie des travailleurs et des couches les plus vulnérables de la population.