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Santé

RDC : une 17e épidémie d’Ebola déclarée en Ituri, face à une possible nouvelle souche

Une nouvelle flambée d’Ebola frappe l’est de la République démocratique du Congo, ravivant les inquiétudes sanitaires sur le continent. Les autorités sanitaires africaines ont officiellement déclaré, vendredi 15 mai, une 17e épidémie dans la province de l’Ituri, une région déjà fragilisée par l’insécurité persistante et les violences armées.

Selon l’Africa CDC, quatre décès ont été confirmés en laboratoire, tandis que 246 cas suspects, dont 65 mortels, font actuellement l’objet d’investigations. Les premiers résultats laissent entrevoir la possibilité d’une souche différente du virus Ebola, distincte de la souche Zaïre, historiquement la plus meurtrière. Des analyses de séquençage sont en cours pour confirmer cette hypothèse.

Face à ce risque, une coordination sanitaire d’urgence a été activée entre la RDC, l’Ouganda, le Soudan du Sud et plusieurs partenaires internationaux afin de renforcer la surveillance transfrontalière et limiter la propagation du virus.

Cette nouvelle crise intervient quelques mois seulement après la fin de la précédente épidémie déclarée en août 2025 dans la province du Kasaï, officiellement maîtrisée en décembre après avoir causé 34 décès. Malgré des campagnes massives de vaccination ayant permis d’immuniser près de 50 000 personnes, la RDC demeure l’un des foyers les plus exposés au virus, avec désormais 17 épidémies recensées depuis l’identification d’Ebola en 1976.

L’Organisation mondiale de la santé rappelle que cette maladie hémorragique sévère conserve un taux de létalité pouvant atteindre jusqu’à 90 % selon les flambées. Transmis initialement de l’animal à l’homme, puis par contact direct avec les fluides corporels, Ebola continue de représenter une menace majeure pour les systèmes de santé fragiles.

Dans un contexte sécuritaire particulièrement complexe en Ituri, la riposte sanitaire pourrait être fortement entravée, augmentant les risques d’expansion régionale. Cette nouvelle épidémie souligne une fois de plus la nécessité d’un renforcement durable des infrastructures sanitaires et des mécanismes de réponse rapide en Afrique centrale.

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