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Sécurité et Conflits

UA : la Mauritanie appelle à s’attaquer aux causes profondes des conflits en Afrique

Représentant le président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani au sommet extraordinaire de l’Union africaine à Luanda, le ministre de la Défense Hanana Ould Sidi a plaidé pour une prévention des conflits fondée sur le renforcement des institutions, la lutte contre la pauvreté et l’ouverture de perspectives aux jeunes.

Le ministre mauritanien de la Défense, Hanana Ould Sidi, a représenté dimanche le président de la République, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, à la 21ᵉ session extraordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine, organisée à Luanda, en Angola.

Consacré au renforcement des mécanismes de prévention et de résolution des conflits en Afrique, le sommet a réuni les dirigeants et représentants des États membres autour des moyens de mieux faire face aux crises qui affectent le continent.

Prenant la parole devant les participants, Hanana Ould Sidi a estimé que « la prévention des conflits commence par le traitement de leurs causes structurelles ». Il a notamment cité la fragilité des institutions, la pauvreté et le chômage, la faiblesse de la gouvernance, les inégalités sociales et « l’absence de perspectives pour les jeunes ».

Pour le ministre, la consolidation de la paix passe ainsi par « la construction de l’État de droit et des institutions, le renforcement de la justice et de la cohésion nationale, ainsi que l’élargissement des opportunités offertes aux jeunes ».

L’approche mauritanienne

Le ministre a également présenté l’approche sécuritaire adoptée par la Mauritanie, affirmant qu’elle repose sur une vision intégrée mise en place sous la supervision du président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani.

Il a résumé cette approche par une formule : « Il n’y a pas de développement durable sans sécurité, et il n’y a pas de sécurité là où règnent la fragilité institutionnelle, économique et sociale. »

Cette vision met ainsi l’accent sur le lien entre sécurité, stabilité institutionnelle, développement économique et cohésion sociale, plutôt que sur la seule réponse sécuritaire aux conflits.

Renforcer les outils africains

Les travaux du sommet ont porté sur le renforcement des mécanismes africains de prévention et de règlement des conflits, ainsi que sur le développement des instruments politiques, juridiques et financiers de l’Union africaine.

Les participants ont notamment discuté du soutien à la médiation et à la consolidation de la paix, du renforcement de la coordination entre les mécanismes continentaux et régionaux et de la mobilisation des ressources nécessaires au maintien de la stabilité et au développement durable.

Le sommet a également réaffirmé le principe de « solutions africaines aux problèmes africains », dans un contexte marqué par la persistance de plusieurs crises et conflits sur le continent.
 

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