Les résultats préliminaires de l’Enquête Permanente sur les Conditions de Vie des ménages (EPCV 2025), présentés en Conseil des ministres, font état d’une baisse de la pauvreté monétaire et de l’extrême pauvreté, ainsi que d’une amélioration du niveau de vie des ménages.
Le ministre des Affaires économiques et du Développement a présenté, mercredi 5 août, en Conseil des ministres, une communication relative à l’évolution de la pauvreté et des conditions de vie des ménages entre 2019 et 2025.
Selon les résultats préliminaires de la huitième édition de l’Enquête Permanente sur les Conditions de Vie des ménages (EPCV), réalisée entre 2025 et 2026, le taux de pauvreté monétaire est passé de 28,2 % en 2019 à 25,7 % en 2025, soit un recul de 2,5 points de pourcentage.
La communication indique également que l’extrême pauvreté a diminué de 12,8 % à 11,2 %, tandis que la profondeur de la pauvreté est passée de 7,6 % à 6,4 %, traduisant, selon le gouvernement, une amélioration de la situation des ménages les plus vulnérables, notamment en milieu rural.
Le document fait également état d’une hausse de 22,6 % des dépenses annuelles moyennes des ménages, passées de 189 455 MRU à 232 204 MRU entre 2019 et 2025. Le gouvernement considère que cette évolution reflète une amélioration du pouvoir d’achat malgré les effets de l’inflation.
Selon l’analyse présentée, près de 82 % de la baisse de la pauvreté s’explique par l’amélioration des revenus et du niveau de vie des ménages, les mécanismes de redistribution ayant également contribué à cette évolution.
Le gouvernement souligne toutefois que la pauvreté demeure principalement concentrée en milieu rural et qu’elle gagne du terrain dans les zones périurbaines.
Ces résultats, encore préliminaires, seront affinés après le traitement définitif des données de l’EPCV 2025. Le gouvernement estime néanmoins qu’ils confirment une amélioration des conditions de vie des populations, portée par les politiques publiques mises en œuvre dans les domaines de l’éducation, de la santé, de l’accès aux services de base et des infrastructures.