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Partie d’un conflit personnel entre deux figures du showbiz, l’« affaire Maya et Yama » s’est rapidement transformée en polémique politico-médiatique en Guinée, mettant en cause l’image du pouvoir et provoquant une prise de parole du chef de l’État.
En Guinée, une affaire à caractère privé, mêlant accusations d’ordre intime, rivalités artistiques et règlements de comptes publics, a pris une ampleur inattendue ces derniers jours, au point d’interpeller les plus hautes autorités du pays.
Au cœur de cette controverse, un violent clash oppose Maya Kaba, présentée comme proche de certains cercles du pouvoir, à la chanteuse Yama Sega. Anciennes complices, les deux femmes se livrent désormais à des échanges virulents, sur fond d’accusations croisées portant sur leur vie privée, leurs comportements et leurs relations supposées avec des figures influentes.
Dans ses déclarations, Yama Sega accuse notamment Maya Kaba d’entretenir des liens avec un membre présumé des forces spéciales proches du président, évoquant une relation intime et une grossesse non reconnue. Des allégations accompagnées de descriptions de scènes jugées inappropriées dans des espaces publics, notamment lors d’événements festifs.
En réponse, Maya Kaba rejette ces accusations et contre-attaque, pointant également des comportements qu’elle attribue à son adversaire, notamment liés à la consommation de substances et à des tentatives de manipulation. Elle inscrit par ailleurs ce différend dans un contexte de rivalité artistique, évoquant des frustrations liées à des opportunités manquées.
Très vite, l’affaire a dépassé le cadre du divertissement pour s’imposer dans le débat public. Sur les réseaux sociaux et dans certains cercles d’opinion, elle alimente des critiques plus larges visant le pouvoir, accusé par certains observateurs de cohabiter avec des pratiques jugées déviantes au sein de ses sphères d’influence.
Face à l’ampleur de la polémique, le Président Mamadi Doumbouya est sorti de sa réserve à travers une déclaration officielle, appelant à la responsabilité collective.
Dans une publication sur ses réseaux sociaux, il a salué le rôle des jeunes, des journalistes et des acteurs du numérique dans l’animation du débat public, tout en rappelant que la liberté d’expression doit s’exercer dans le respect de la vérité, de la dignité et de la cohésion nationale.
Le chef de l’État a fermement dénoncé les dérives liées aux propos injurieux, aux discours de haine et aux divisions, exhortant les citoyens à faire des réseaux sociaux un espace constructif au service du développement du pays. Il a insisté sur la nécessité de privilégier l’unité, le dialogue et le travail, soulignant que l’avenir de la Guinée ne saurait se construire dans la discorde.
Cette prise de parole du Président Mamadi Doumbouya souligne la sensibilité du dossier, dans un contexte où l’image des institutions est fragilisée par des controverses mêlant sphère privée, influence médiatique et enjeux politiques.