Biram Dah Abeid. ©MICHELE CATTANI/JA
L’Initiative de Résurgence du Mouvement Abolitionniste (IRA-Mauritanie) affirme que son président, Biram Dah Abeid, aurait été victime d’une « tentative d’assassinat » dans la nuit du 7 au 8 juillet 2026 à Nouadhibou. Dans un communiqué publié ce mercredi 8 juillet, dont TRUST a reçu une copie, l’organisation met directement en cause des policiers qu’elle accuse d’avoir mis en danger la vie du député et chef de l’opposition Biram Dah Abeid.
Selon le communiqué, le véhicule transportant Biram Dah Abeid aurait été pris en chasse par une voiture banalisée. L’IRA affirme que celle-ci « aurait brusquement foncé en direction du véhicule transportant Biram Dah Abeid et aurait été sur le point de le percuter », ajoutant que seule une manœuvre d’évitement effectuée par son chauffeur aurait permis d’éviter une collision.
L’organisation indique également qu’après les faits, Biram Dah Abeid aurait confronté les personnes qui le suivaient. L’un des individus, resté sur place, se serait présenté comme « un policier en mission », sans fournir davantage d’explications, selon le communiqué.
L’IRA rappelle que cet incident intervient dans un contexte qu’elle qualifie de « banalisation des atteintes visant la vie, l’intégrité physique et morale » de son président. Elle évoque notamment des menaces de mort diffusées sur les réseaux sociaux, des arrestations de responsables du mouvement ainsi que les violences survenues le 1ᵉʳ juillet 2026 devant le palais de justice de Nouakchott, au cours desquelles Biram Dah Abeid et son épouse auraient été pris pour cible par des unités de police.
Dans son communiqué, l’organisation « tient les autorités mauritaniennes pour pleinement responsables de toute atteinte à la vie, à l’intégrité physique ou à la sécurité du président Biram Dah Abeid, de sa famille, de ses collaborateurs et de l’ensemble des militants de l’organisation ».
L’IRA annonce par ailleurs que Biram Dah Abeid s’apprête à déposer une plainte auprès du parquet de Nouadhibou contre les membres présumés de l’équipe de surveillance. Elle appelle les autorités judiciaires à ouvrir « une enquête indépendante, impartiale et transparente » sur les faits dénoncés et invite les partenaires de la Mauritanie ainsi que les organisations internationales de défense des droits humains à suivre l’évolution de cette affaire.