L’activiste panafricaniste est visé pour apologie de crimes contre la sûreté de l’État après avoir soutenu publiquement le putsch manqué au Bénin
Les autorités béninoises ont émis un mandat d’arrêt international contre l’activiste et influenceur panafricaniste Kemi Seba, suite à ses prises de position lors de la tentative de coup d’État survenue dimanche 7 décembre 2025.
Aux premières heures du putsch manqué, Kemi Seba avait publié une vidéo sur sa page Facebook dans laquelle il encourageait les militaires impliqués, qualifiant leur action de « jour de la libération ». Cette intervention a été interprétée par la justice béninoise comme un soutien explicite aux auteurs présumés du coup d’État.
La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a ainsi ordonné ce mandat d’arrêt international, accusant Kemi Seba d’apologie de crimes contre la sûreté de l’État et d’incitation à la rébellion. La procédure prévoit l’intervention d’Interpol pour faciliter son arrestation et son extradition vers le Bénin si nécessaire.
Dans le même cadre, un mandat similaire a été émis contre Sabi Sira Korogoné, autre personnalité visée par l’enquête post-putsch.
Kemi Seba, de son vrai nom Stellio Gilles Robert Capo Chichi, est une figure connue du militantisme panafricaniste et des réseaux sociaux, président de l’ONG Urgences panafricanistes. Il est régulièrement au centre de controverses en Afrique pour ses positions jugées radicales. À ce jour, sa localisation reste inconnue. En août 2024, les autorités nigériennes lui ont délivré un passeport diplomatique, suite à la déchéance de sa nationalité française en juillet 2024, en raison de ses condamnations pour incitation à la haine raciale.