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Justice

Mauritanie : le parquet classe le dossier du « laboratoire de la police »

Malgré les soupçons de surfacturation et l’implication évoquée de deux hauts généraux, l’enquête judiciaire n’a révélé aucune infraction pénale selon le parquet de Nouakchott-Ouest.

Le parquet de Nouakchott-Ouest a annoncé, ce vendredi 12 décembre 2025, le classement sans suite du dossier dit du « laboratoire de la police », une affaire qui avait suscité un vif débat public depuis fin 2024. L’enquête avait été déclenchée après des révélations médiatiques faisant état d’une forte multiplication des coûts du projet, notamment en raison de commissions importantes versées à divers intermédiaires, un ancien ministre et, selon plusieurs sources médiatiques, deux hauts généraux.

Selon le communiqué officiel, les procès-verbaux d’enquête « ne contiennent pas de faits constituant des infractions au regard de la loi », écartant toute responsabilité pénale des personnes impliquées.

L’enquête administrative et technique menée par la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) conclut que toutes les obligations contractuelles relatives au marché liant la DGSN à la société britannique GENOMED ont été exécutées conformément aux accords. Aucun préjudice pour l’intérêt public n’a été constaté et aucune implication d’agents de police n’a été relevée dans les allégations initiales. Les conclusions de la DGSN ont ensuite été transmises au service chargé des crimes économiques, qui a procédé à ses propres vérifications avant de saisir le parquet.

Le dossier, porté par l’organisation Transparence Totale qui affirmait disposer de documents détaillant des transactions suspectes, avait provoqué de nombreuses réactions. Après avoir entendu les personnes concernées — y compris les deux hauts généraux cités dans certains récits médiatiques — le parquet a finalement conclu que rien ne permettait d’engager des poursuites, décidant de classer l’affaire sans suite.

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