Les membres du gouvernement mauritanien commentant les résultats du Conseil des ministres lors d’un point de presse.
Le Conseil des ministres de ce jeudi a été marqué par une communication du ministre de la Formation professionnelle, de l’Artisanat et des Métiers, Mohamed Malainine Ould Eyih, consacrée au lancement de l’année de formation 2025-2026 et à la restructuration du cadre institutionnel des deux secteurs.
Selon le ministre, la Mauritanie a connu, depuis 2019, une hausse de 400 % de la capacité d’accueil de ses écoles de formation professionnelle. Pour l’année 2025-2026, l’offre atteindra 23 223 places, dont 15 561 en formations diplômantes et 7 662 en formations qualifiantes, soit une augmentation de 15 % par rapport à l’année précédente. Le ministre a également précisé que les examens ont déjà démarré pour certaines catégories, tandis que les autres bénéficient désormais d’un système digitalisé de dépôt de dossiers.
Dans l’optique d’améliorer la qualité de l’enseignement, le gouvernement entend réformer le Centre Supérieur d’Enseignement Technique. Ce dernier verra ses missions élargies à la formation initiale des inspecteurs de la formation professionnelle, à la formation continue du personnel d’encadrement et à la préparation de diplômes de licence et master. Cette réforme vise à constituer un vivier solide de futurs formateurs.
Le ministre a par ailleurs mis en avant les avancées réalisées dans le secteur de l’artisanat. Les organisations professionnelles ont renouvelé leurs instances dirigeantes, un Village artisanal a été construit à Nouakchott et des Journées nationales de l’artisanat ont été instaurées. Les artisans mauritaniens bénéficient aussi d’un accompagnement régulier pour participer aux expositions nationales et internationales.
Par cette stratégie, le gouvernement ambitionne de faire de la formation professionnelle et de l’artisanat des leviers essentiels pour l’emploi des jeunes et la valorisation du savoir-faire mauritanien.